02 mars 2006

Au revoir Louis, Jules, André et les d'autres

Au revoir, les Louis, Rois de France, Jules-Hardouin Mansart, André Le Nôtre et tous les autres qui avez fait de ce relais de chasse en terre marécageuse un château et une ville indissociables que le monde entier admire et nous envie: Versailles.

Nous y aurons personnellement passé près de trente-cinq ans à y découvrir et nous y prendre de passion pour des lieux que l'une des institutrices de nos enfants à beaucoup contribué à nous faire comprendre et aimer tandis que nous l'accompagnions pour encadrer ces chères têtes blondes et brunes, pour découvrir ces lieux magiques que nous n'avions pu quant à nous connaître ainsi quand nous étions nous-mêmes enfants.
Des samedis matins entiers à découvrir les plaques balisant les édifices et la richesse des lieux: La Grande et la Petite Ecurie, l'Orangerie, Le Grand Commun, la Salle du Jeu de Paume, le Passage de la Gêole, Les Réservoirs, l'Hotel des Affaires Etrangères et la Rue de l'Indépendance Américaine, etc, etc...
Merci Madame Phillibert.

Une page de notre vie se tourne et nous sommes bien conscients que le chantier est inachevé: il nous reste tant à voir, et notamment à Versailles qui reprend de surplus un autre visage, celui du troisième millénaire pour que d'autres en bénéficient et que les lieux n'en pâtissent pas.
Nous n'héritons pas de la terre de nos ancètres, nous l'empruntons à nos enfants...

Et si cette vue de travaux est bien réelle et fait dire à certains que dans le cadre de la mise en oeuvre du Grand Versailles, c'est "Versailles chantier", par allusion à l'une de ses gares, ne vous y trompez pas, pendant les travaux, les visites continuent;
On peut même dire qu'il en a toujours été ainsi et ne modifie en rien l'essentiel de la richesse des lieux.

En ce qui nous concerne en tous cas, c'est sûr, nous reviendrons, c'est promis, et il reste tant à voir et à faire partager...

01 mars 2006

Auguste et Royal

Les princes électeurs et rois de Saxe, Auguste le Fort, Frédéric-Auguste et Frédéric-Auguste dit le Juste, outre leurs séjours à Versailles finiront par créer des liens de sang entre les deux cours qui donneront naissance à nos trois rois Louis XIV, Louis XVIII et Charles X.

Cette Cour de Saxe dont Voltaire assurait
(diplomatiquement...) "qu'elle était la plus brillante d'Europe après celle de Louis XIV", a produit des chefs d'oeuvres et splendeurs visuelles réunies jusqu'en avril dans le plus bel écrin qui soit: le Château de Versailles lui-même.
Alors que la ville de Dresde est en train de retrouver son visage d'antan qui la fit surnommer la "Florence de l'Elbe" et que la folie destructrice des hommes faillit détruire jusqu'à la dernière pierre en 1945, ces splendeurs de métaux précieux, pierres et diamants, de porcelaines de Saxe et de somptueux tissus sont un régal pour les amateurs de patrimoine; Foi de visiteurs émerveillés... A qui le tour ?

Et, ce qui ne gâte rien, n'oubliez-pas en passant de jeter un oeil à la Chapelle Royale, juste au début du circuit: on ne lasse pas de sa beauté solennelle.

26 février 2006

L'ombre du Roi Soleil


L'être humain et les objets de patrimoine ont au moins un point commun: leur état de santé conditionne leur durée et leur qualité de vie pour une part importante.
Pardon d'avoir consacré plusieurs semaines à m'occuper de celle de ma personne et de ne revenir que maintenant vous reparler des seconds et, au demeurant, de la leur.

Et comme pour ce faire, mes pas m'ont ramené vers la Cité Royale, c'est l'occasion de reparler de ce qui va être l'un des chantiers du quart de siècle à venir: l'élaboration du gigantesque projet du Grand Versailles.

Le dossier que L'Express lui avait consacré en 2004 est plus que jamais d'actualité alors que les phases du chantier à la fois technique, organisationnel et financier, en tous cas pharaonique, commencent à s'enclencher.

Déjà, Louis XIV s'en est allé avec son destrier vers la Fondation de Coubertin, pour y retrouver une seconde jeunesse, avant de s'en revenir dans deux ans retrouver un autre emplacement à définir dans le domaine.
En son lieu, la Grille Royale détruite en 1793 aura repris sa place dans une "remise en état historique des lieux";
Ceci dit sans prendre parti dans un débat qui oppose les tenants de l'état des lieux du 18eme contre ceux de la rénovation de l'époque louis-philipparde, dans un débat tout à fait franco-français.
Mais en attendant la grille et le retour de la statue, à tous ceux qui dans le monde entier associent depuis des décennies, la statue et le château, il va sans doute manquer quelque chose et ne rester qu'une ombre.

24 janvier 2006

Jardy lande


Vous voulez changer d'air, retrouver la nature aux portes de la ville, avoir pour vous plus de quatre-vingt hectares de sentiers et chemins (sans parler de la forêt immense qui jouxte les lieux) au milieu de superbes chevaux et d'inénarrables poneys plus cabotins les uns que les autres ?
Alors faites un saut au Haras de Jardy entre Vaucresson, Marnes la Coquette et Versailles.
Ce site historique et de mémoire qui fut propriété de Marcel Boussac et devint l'un des lieux d'entrainement les plus réputés est aujourd'hui un centre de loisirs et d'initiation pour les jeunes.

Outre les murs historiques en cours de restauration, allez voir les Pavillons de la Marche et de Marnes, jusqu'au fond du parc, aujourd'hui transformés en Centres aérés.
Au printemps et en automne, le décor végétal y est sublime.

Et si vous avez de la chance, entre "La Cour des 49" (cour centrale) et l'ancien manège, vous pourrez y voir le Maréchal-Ferrant officier dans un nuage de corne brûlée.
Quand j'étais petit, il y a fort longtemps, et que,
dans notre campagne vendéenne, j'accompagnais mon père pour faire ferrer son cheval, cet homme-là, le forgeron-maréchal-ferrant, fut le premier artisan que j'ai admiré, celui qui "brûlait" les pieds de mon cheval et qui lui permettait de marcher encore mieux après;
Magique, aujourd'hui encore...; J'adore Jardy...

23 janvier 2006

Le Fort en thème


Auguste II dit Le Fort , Prince électeur de Saxe et Roi de Pologne, était ébloui par Versailles.
Rien d'étonnant alors que la ville de Dresde qui fut son berceau et qui va célébrer les 800 ans de sa fondation, alors que l'Unesco vient de classer la vallée de l'Elbe à son patrimoine mondial, ait accepté cette exposition unique et exceptionnelle: Splendeurs de la Cour de Saxe, Dresde à Versailles.
Pour ceux qui n'ont pu voir sur France 3, le 18 janvier dernier, l'émission "Des Racines et des Ailes" consacrée au sujet, ou mieux et malgré tout, veulent maintenant visualiser ces trésors de près, c'est l'occasion unique, car ces joyaux ne sortiront plus de leurs lieux historiques.
Versailles a une faveur royale que vous pouvez partager durant trois mois, du 24 janvier au 23 avril.
Peut-être nous-y croiserons-nous ?
Au delà des soubresauts et au fil des siècles, les deux pays continuent de se rencontrer, d'échanger et de préparer l'avenir en la Ville Royale et son édifice majestueux;
Normal: le nom de Versailles viendrait du mot éponyme désignant la terre versée par la charrue tout au long du sillon, à une époque où les bosquets, les murs et les trésors n'y poussaient pas encore.

29 décembre 2005

Les Sables et les coquillages

Aujourd'hui mondialement connue en tant que "Fournisseur officiel de la ligne de départ et d'arrivée du Vendée Globe" , la ville des Sables d'Olonne ("Les Sables" pour les locaux, les intimes et les initiés réunis) est aussi un lieu de découverte de trésors originaux.

Parmi ceux-ci, il en est un que nous adorons redécouvrir périodiquement, tant son empreinte s'enrichit au fil du temps;
Il s'agit de "L'Ile Penotte", un lieu insolite comme il en existe dans un coin de chaque port; celui-ci est particulier car l'art de la fresque et de la mosaïque s'y retrouvent dans une rencontre singulière.
Si vos pas vous mènent vers Les Sables, faîtes un détour par ce quartier, simple à trouver: sur le Remblai (qui est aux Sables ce que la Croisette est à Cannes), entre la Place du Palais de Justice et la Tour de l'Horloge, à cinquante mètres derrière le café "L'Océan", commence la magie.
Ici, Danielle Aubin-Arnaud a d'abord décoré sa maison puis les voisines le long des ruelles, où le vent du large aime souvent mugir.
Devant tant de simple beauté, nous retrouvons des yeux d'enfants...
Et qui sait, avec un peu de chance comme cela nous est est arrivé lors d'une précédente visite, peut-être serez-vous accompagné par ce gentil minou qui, depuis qu'il est immortalisé sur la fresque est, disons, un peu cabot.

19 décembre 2005

Les Glaces du nord à Versailles


Vinci (non pas Léonard, mais l'autre, le premier groupe mondial de constructions et services associés) vient de terminer la première tranche de la restauration des 73 mètres de long de l'impressionnante Galerie des Glaces au Château de Versailles.

Commencée en 2004, la restauration de la première moitié nord du site va être relayée par la seconde moitié sud pour donner lieu d'ici 2007 à la plus grande opération de mécénat culturel jamais réalisée en France.
Un chantier à la mesure de l'édifice et du domaine en général, c'est-à-dire gigantesque.
Le remarquable site du mécène opérateur vous en dira beaucoup plus sur le sujet et je ne peux que vous encourager à le consulter, avant de nous donner rendez-vous pour l'inauguration en mai 2007, très certainement un grand moment.

Car, qui n'a pas vu un soir d'été ou d'hiver (les deux ont leur charme, je vous l'assure), se coucher le (Roi) Soleil dans l'axe du Grand Canal et flamboyer dans les 17 Glaces à l'opposé et à travers les 17 fenêtres, a surement manqué un vrai spectacle.

Pour ceux qui s'interrogent sur l'orientation du Château de Versailles, pas vraiment cardinale, et en fait plutôt ouest/nord-ouest, sachez que sa disposition est telle que le soleil se couche dans l'axe parfait du Grand Canal et flamboie au maximum dans les Glaces le 25 août au soir, le jour de la Saint Louis !
A Versailles, le hasard n'existe pas...

16 décembre 2005

Et à Noël, les clochent carillonnent

Suite du concert, la saison, l'actualité s'y prêtant...
Après vous avoir délaissés quelques jours, pour cause d'activités et visites diverses et variées dont nous reparlerons, reprenons un instant le sujet campanaire.

Nos pas nous ont menés vers le nord-est vendéen, précisément dans les murs du Château de Tiffauges, ou plane encore l'ombre de son illustre ancien propriétaire, un certain Gilles de Rais, plus connu sous le nom de Barbe-Bleue.
Un magnifique marché de Noël, où les échopes d'artisans y étaient plus vraies que nature au coeur des douves et des restes de l'édifice;

Il y était complété pour la deuxième année consécutive par la présence du Carillon Ambulant de Douai restauré par l'Arpac et la Région Nord-Pas de Calais.
Placé pour cause d'encombrement sur la place de l'église de Tiffauges, il n'en a que mieux rendu ses merveilleuses sonorités, complétées in fine par le concert des trois cloches en volée.

J'ai gardé un merveilleux souvenir du "plat pays" dans lequel j'ai passé plusieurs années il y a bien longtemps;
De Douai à Brugges en passant par la côte, tout y est lumières et sons si bien retrancrits par les artistes au fil des siècles.
Et quand à Tiffauges, sur le parvis, les notes de la chanson "Amsterdam" ont commencé à jaillir du carillon, sûr, l'image du Grand Jacques n'était pas loin...

Bravo à tous ceux qui pérennisent et assurent la promotion de cet art campanaire.
Le carillon quant à lui est parti fêter Noël en Provence avant de revenir "dans ch'Nord" où vous pourrez le retrouver l'an prochain.

27 novembre 2005

Les cloches sonnent sonnent

Un passage par le Salon des Maires et Collectivités Locales qui vient de fermer ses portes, nous donne l'occasion de rester dans le domaine sonore et musical, encore une fois, aux limites du profane et du religieux.

Si cette manifestation, qui est dédiée aux 36 851 communes de France et autres collectivités qui les entourent, est résolument tournée vers l'avenir, elle n'en oublie par pour autant l'inventaire, la gestion et la préservation du Patrimoine qui font la richesse de cette myriade de villes et villages, autant de lieux, sinon plus, dont le(s) clocher(s) sont les fiers jalons.

L'ancien gamin sonneur de cloches que je suis s'est émerveillé au fil des allées et des stands devant ces entreprises souvent multiséculaires qui de génération en génération perpétuent la fonderie de cloches et l'art campanaire.

De la Normandie au Nord en passant par l' Ile de France, la Lorraine et les Vallées de Savoie, guère de régions qui n'aient en leurs contrées ces Maîtres du Feu qui savent donner vie et sonorités à cet alliage de cuivre et d'étain principalement qu'est le bronze.

Et un merci particulier à Madame Paccard, de la septième génération de fondeurs, qui a si bien accompagné de son timbre vocal le mélodieux récital du carillon, à moins que ce ne soit l'inverse, ou que les deux ne faisaient qu'un ensemble hautement harmonieux.

17 novembre 2005

Point d'orgues à Paris

Parmi ses nombreux Patrimoines, aussi riches que variés, Paris en possède un, plus ou moins insoupçonné, celui d'une belle collection d'orgues religieux ou profanes.

287 exemplaires de ce prestigieux intrument à vent figurent à l'inventaire officiel dont 130 appartiennent à la Ville de Paris.
Le dernier en date, un nouvel orgue a été installé par la Ville dans l'église Saint-Louis en l'Ile;
Il y remplace celui détruit à la Révolution, mais n'en est pas une réplique: il a été conçu dans l'esthétique de la facture baroque de l'Allemagne du Nord.

Un livre vient de leur être consacré par l' Action artistique de la Ville, "Les orgues de Paris" . Il recence et décrit tous ces orgues, en majorité consacrés à la liturgie (grand orgue et orgue de choeur), mais aussi à son enseignement, au théâtre et au cinéma.

Cette richesse de la capitale ne doit pas faire oublier que cet instrument est présent dans toute la France à plus de sept mille exemplaires ycompris dans les iles comme en Corse et à l'Ile d'Yeu.

16 novembre 2005

Les Chaumiers ne chôment pas

Dans le domaine des métiers liés à l'architecture, celui de chaumier revêt sans doute une note particulière.

Les toîts de chaume, ou de roseaux assimilés dans le même vocable, ont été longtemps la tradition de villages qui n'étaient plus gaulois depuis belle lurette.
On pourrait penser que le chaume, en tant que matériau de couverture, aurait pu disparaître avec l'apparition de nouveaux éléments de couverture comme la tuile ou l'ardoise.
Cependant, de nos jours, la recherche d'authenticité et le souhait de maintenir le patrimoine bâti font que les propriétaires choisissent souvent le chaume pour confectionner leur toit.
Dans certaines régions "historiques" telles que la Grande Brière où certains sites du Marais Breton Vendéen (les "bourrines"), les protocoles de restauration sous contrôle des Architectes des Bâtiments de France, ne laissent parfois pas le choix.

A tout prendre, celà évite sans doute de tomber dans la situation irlandaise où les traditionnels cottages à toit de chaume désertent le paysage.

Si une cure d'iode et d'autenthique réunis vous dit, allez faire une virée en Grande Brière dans l'arrière-pays de Guérande et de Saint Nazaire en Loire-Atlantique ou du coté de la Bourrine à Rosalie, entre Challans et Noirmoutier en Vendée.
Vous y verrez que ce métier de chaumier sous ses différentes facettes historiques est bien un vrai métier d'art(iste).

14 novembre 2005

Vaux le Vicompte, bien plus qu'un détour

Comme tous les ans, le Château de Vaux le Vicomte, en Seine et Marne, ce joyau du 17eme siècle qui servit de modèle à Louis XIV pour Versailles, vient de fermer ses portes au public pour l'hiver et jusqu'à sa réouverture le 25 mars prochain.

Mais Vaux le Vicomte ne rentre pas pour autant en hibernation, loin de là.

En paralèlle d'un programme de restauration intérieure riche et permanent, dès ce lundi démarre un autre chantier colossal, la réfection des toitures en ardoises et, dans quelques mois, la restauration des douves.

Pour les toitures, les (nombreuses) centaines de mètres carrés à restaurer vont nécessiter l'intervention des meilleurs Artisans d'Art de France durant plusieurs années.Ce chantier exceptionnel est financé grâce aux aides publiques, mais aussi à la vente d’une partie des objets de collection du domaine.
Quant aux douves, leur restauration pourra se faire après leur assèchement qui n'était jamais intervenu depuis la construction de l'édifice.

Durant cet hiver, nous pourrons retourner comtempler Versailles , en attendant de redécouvrir le modèle de Vaux le Vicomte, un Patrimoine que les artistes et artisans du 21ème siècle s'emploient à restaurer dans leur splendeur d'antan.



13 novembre 2005

En Normandie

L'étonnement des généraux allemands découvrant le lieu du débarquement en 1944 aurait pu accentuer encore et par contrecoup, la destruction d'un patrimoine qui dans cette région normande et singulièrement dans le Calvados, n'attendait plus après celà.

Il est vrai que de Guillaume le Conquérant, et même bien avant, à Rommel, et par conséquence bien après, la situation géographique de cette région l'a toujours prédisposée à subir destructions et (re)constructions avec des logiques, matériaux et goûts souvents variés et parfois osés pour ne pas dire plus.
Des édifices civils et religieux dont Caen possède une belle représentation malgré le prix payé à la Libération jusqu'au patrimoine de terroir, toutes les confrèries d'artisans d'art y sont allées de leur passion.
La pierre et les vitraux des églises et abbayes, le bois des maisons à colombages, le fer forgé des portails et enseignes, le chaume et le torchis, le bronze des cloches et carillons, etc, sont largements présents dans tous ces lieux dont le nombre de "classés monuments historiques" approche le millier, ce qui place la contrée dans les tous premiers rangs français.

Pour en savoir plus, n'hésitez pas à consulter l'excellent dossier que le Conseil Général du Calvados consacre à son Patrimoine ce dont on ne peut que le féliciter.


05 novembre 2005

Le son du Nord

Le Louvre est toujours un lieu merveilleux et le Carrousel du Louvre souvent un superbe endroit de rencontres insolites.
Notre visite au Salon du Patrimoine Culturel, outre le régal des yeux et des oreilles en général, a été l'occasion d'une découverte originale dans l'univers quand même plutôt hexagonal de la manifestation, celle de la Nyckelharpa.

Vous ne connaissez pas ? Rassurez-vous, nous étions plusieurs jusqu'à maintenant; La Nyckelharpa est une vièle à archet originaire des pays scandinaves.

Sur son stand, Jean-Claude CONDI , luthier à Mirecourt dans les Vosges, la mecque des instruments à cordes, accompagné d'Eléonore BILLY, présente cet instrument venu des bois sinon du froid; Il y a dans ces accords de clavier et de cordes des sonorités et un je ne sais quoi de celtitude, peut-être le son lumineux des grands espaces nordistes.

De saison et à découvrir.



02 novembre 2005

Au Louvre, le Patrimoine passe au salon

Le temps et la météo ne sont pas toujours tendres pour le patrimoine;
Singulièrement, les prochains jours ne prédisposent pas forcément aux visites extérieures.
C'est l'occasion d'aller découvrir la 11ème édition du Salon du Patrimoine culturel au Carrousel du Louvre du 3 au 6 novembre et de découvrir des savoir-faire qui s'inscrivent dans la plus grande tradition et s'ouvrent aussi aux techniques innovantes.
Ce Salon se positionne aujourd'hui comme étant le lieu unique de rencontre de tous les acteurs du patrimoine, de tous ceux qui se penchent sur le passé et le projette dans l'avenir.Témoin des richesses du passé, il est un vecteur économique essentiel dans le développement des entreprises qui oeuvrent à la sauvegarde et à la restauration du patrimoine. Associations et organismes professionnels contribuent largement à la mise en valeur de ces métiers d'art qui sont le fleuron de la France à l'étranger.


Pour cette année, le Salon a choisi de mettre le thème « Patrimoine et Musiques » à l'honneur. Les sites et métiers du Patrimoine lié à la musique : salles de concerts et opéras, lieux patrimoniaux dédiés à la musique, musées et collections, chercheurs, restaurateurs d'instruments, éditeurs, antiquaires, fondations... occuperont le devant de la scène et rejoindront, pour cette édition, tous les exposants du Salon du patrimoine.

Car , bien sûr, toutes les activités des Métiers d'Art y sont présentes.

01 novembre 2005

Le mien, le sien, Le Nôtre

Le hasard de l'actualité me donne l'occasion de croiser mon chemin avec celui de mon excellente consoeur Christine Pomart, animatrice du Blog Jardin.

S'il est un fait avéré, c'est bien celui que le travail du patchwork est un élément reconnu de l'officielle Liste des Métiers de l'Artisanat d'Art, dans le domaine du textile.
Par ailleurs, même si nul ne doute que, depuis André Le Nôtre et ses disciples, certains jardins sont de véritables oeuvres d'art, ce n'est pas encore pour autant et pour l'heure que cette activité est à ranger dans la précédente classification.

Le Château de Villandry vient, en ce moment et jusqu'au 30 novembre, réparer ce manque à sa manière, en présentant avec l' Association France-Patchwork sur le thème "Le Chateau de Villandry en ses jardins", une exposition concours de patchworks repoduisant les dessins et les perspectives des fameux jardins.

Après un aperçu du travail de ces "quilteuses" (tel est le nom de ces artistes des petits bouts de rapiéçage), je ne peux que dire: "Quels beaux jardins, l'automne et les Maîtresses Dames les valorisent encore plus !"

31 octobre 2005

La route de l' 'Espoir

Le "Hope" (L'Espoir) fait partie du bel éventail des "Bateaux du Patrimoine en Pays de la Loire , en tout plus de quinze esquifs à ce jour.

Moins célèbre que son illustre vaisseau amiral le "Belem", il n'en a pas moins une histoire qui mérite notre attention et notre respect.

Il a été construit en 1943 à Croix-de-Vie par le chantier Thomazeau (l'autre chantier de Saint-Gilles/Croix de Vie) pour le patron-pêcheur Chevrier.
Son nom, en anglais, ne doit rien au hasard, car, sous couvert de pêcher entre la côte vendéenne et la pointe bretonne, ses voyages vers Belle-Ile et le Raz de Sein n'auront souvent rien de tranquille et seront bien la route de l'espoir de tous ceux à qui il contribuera à ouvrir la porte des côtes anglaises jusqu'à la fin du conflit.

Après de nombreuses années de pêche, il sera désarmé à la fin des années soixante et aurait pu, comme tant d'autres, finir dans une vasière; Il sera sauvé par l'association Suroît qui en assure l'entretien et la navigation; Car ce vénérable côtre vit et navigue toujours.

Classé momument historique depuis 1998, il a été entièrement restauré et a désormais son attache dans Port la Vie, le long de la Promenade Marie de Beaucaire, à moins qu'il ne soit en navigation au large entre St Gilles et Yeu, où sa silhouette et ses couleurs caractéristiques croisent au large de cette Côte de Lumière qui lui offre un si joli écrin.

De la belle ouvrage, que nous devons à une poignée de passionnés avertis et qui transmettent ainsi leur patrimoine et leur savoir-faire aux nouvelles générations, sur cette belle route de l'espoir.

30 octobre 2005

Remonter le temps


En ce jour incontournable depuis bientôt trois décennies où pour la deuxième fois de l'année vous remettez les pendules à l'heure, ayez une pensée pour ceux qui, de l'entretien à la réparation de ces mécanismes sont encore les Maîtres du Temps.

Certes, vous pouvez échapper plus ou moins à ce que vous prenez sans doute comme une corvée;
Parce que votre ordinateur avec la dernière version d'un système d'exploitation et internet scrutent en permanence les étalonnages mondiaux.
Et que vous avez peut-être une de ces pendules modernes en liaison avec les horloges atomiques qui croisent leurs données pour être bien sûres de ne pas vous induire en erreur.

Mais, avouez que si, dans un coin de la maison, vous avez cette pendule héritée de vos (grands) parents, qu'il faut remonter toutes les semaines, que ce soit à la clé ou aux poids, c'est autre chose, un autre temps que vous remontez aussi.

Moi, je pense à mon grand-père qui doctement, le dimanche au retour de la messe, lançait le cérémonial devant les yeux ébahis et envieux des gamins que nous étions, ouvrant la porte magique, tirant sur les poids, avant de libérer le carillon triomphant.

Et ma pensée s'en va alors à quelques centaines de mètres d'ici, vers le Château de Louis XIV, où un Monsieur à gants blancs termine son grand circuit des pendules , pour que l' Ile de France vive à la bonne heure.

Et dans la foulée, je m'envole vers une autre capitale, Prague, où, comme nous le rappelait France 3 en septembre dernier, le temps s'est arrêté à l'horloge, en attendant que de nouveaux Maîtres déchiffrent, devinent, restaurent ce que leurs prédécesseurs leurs ont transmis et que la folie des hommes a failli détruire.

Le temps est un bien grand maître et nul ne peut s'y soustraire, nous dit l'adage.

27 octobre 2005

Ne restons pas de marbre

En cet automne jusque-là estival, s'il est une visite qui ne manque ni d'attraits ni de couleurs, c'est bien celle du Parc du Château de Versailles. Les couleurs y vont du vert jaunâtre au rouge mordoré dans des perspectives qui offrent plus que jamais un écrin au royal édifice.

A pieds où à vélo, si vous voulez pour une fois laisser un peu de côté le palais, vous pouvez partir de la Grille du Bassin de Neptune et remonter vers les Trianons.

Pour être encore un peu plus près de la nature, partez de la Porte Saint-Antoine aux confins du Chesnay, et progressez par le Hameau de la Reine, la fameuse "ferme de poupée" de Marie-Antoinette; Faites le tour du mur d'enceinte et redescendez vers le Grand Canal par le Parc des Trianons.

Et, ô surprise, vous verrez les successeurs de Le Nôtre à l'oeuvre: un chantier gigantesque de rénovation est en cours sur plusieurs années, visant tout d'abord à effacer les cicatrices de la tempête de 1999 qui a laissé ici par terre plus de 12 000 arbres, mais aussi à restaurer les lieux dans leur configuration d'origine.

Si vous ne tardez pas de trop, vous aurez la chance d'apercevoir les dernières statues encore visibles avant que les gardiens du patrimoine ne les couvrent de leur parure protectrice hivernale; Elles en ont besoin, pour ne pas aggraver des ans et des hommes l'irréparable outrage.

Et si votre coeur vous le dit et vos moyens vous le permettent, sachez que vous pouvez adopter tout ou partie d' une statue, tant le mécénat est devenu incontournable en ce lieu immense qui se prépare à devenir "Le Grand Versailles".

25 octobre 2005

Hérauts du troisième millénaire

Certains restaurent des châteaux, ce qui est déjà, souvent, une gageure.
D'autres, en construisent en partant de rien, histoire de montrer que celle-ci, l'histoire, se conjugue aussi au présent.
Enfin, parfois, ce sont les mêmes qui imaginent et réalisent ces chantiers multiples et à ce moment-là, on se demande si le mot défi n'est pas trop faible et à encore un sens pour eux.
Michel Guyot, propriétaire et restaurateur du Château de Saint-Fargeau, est de ceux-là et à l'initiative de cette "idée folle" . Passionné de patrimoine et de vieilles pierres, c'est après avoir fait une étude archéologique sur la souche médiévale du Château de Saint-Fargeau que l'idée jaillit : Si on bâtissait un château-fort selon les méthodes de construction du XIIIème siècle !!!

Le Château de Guédelon, à Treigny dans l'Yonne est né et va grandir devant nous: La première pierre a été posée en 1997, le chantier a ouvert ses portes au public en 1998 et durant une vingtaine d'années, en ce début de troisième millénaire, 45 "oeuvriers" vont construire sous nos yeux un château-fort dans le respect des techniques du XIIIème siècle, au cœur de la forêt, dans un espace naturel mettant à leur disposition tous les matériaux nécessaires à la construction: l'eau, la pierre, la terre, le sable, le bois.

Des carriers, tailleurs de pierre, maçons, charpentiers travaillent comme il y a sept siècles devant les visiteurs. Leurs Métiers d'Art et d'Excellence se sont perpétués à travers les siècles et se transcendent ici.Sans oublier le didactisme du site internet qui montre combien ce projet nous est ouvert à tous pour peu que l'on veuille s'en imprégner.

Guédelon est un chantier permanent, vivant et évolutif bien engagé pour être le Chef-d'Oeuvre de tous ces Artisans, un témoignage qu'ils lègueront aux générations futures; A ce titre, ils méritent notre admiration et nos encouragements.

(Photo: JP Marchandon)

24 octobre 2005

Symphonie marine

Les vieux gréements sont une forme de patrimoine particulière, parce qu' animée, naviguante et presque vivante.
Leur (re)naissance nous la devons à ces maîtres de l'excellence que sont les charpentiers de marine.
"Spray of St Briac" , le bateau de Guy Bernardin parti faire le tour du monde sur la trace des marins du Vendée Globe est un très bel hommage rendu à ces hommes de l'art;
Construit il y a plus de trente ans, c'est l'exacte réplique du "Spray" le bateau mythique de Joshua Slocum, l'"inventeur" du tour du monde à la voile qui suscita ensuite tant de vocations, de Bernard Moitessier à Philippe Jeantot et Guy Bernardin lui-même, de " La Longue Route" à l' "Everest des Mers".

Car partir pour un périple de plus de dix mois, affronter de telles contrées suppose d'avoir un destrier en harmonie totale, tant en lui-même qu'avec les éléments.
Et ils le sont harmonieux, grace à leurs géniteurs, dont il ne faut pas oublier, qu'outre ces nefs de l'océan, solides, puissantes et gracieuses, ces charpentiers ont souvent contribué à créer ces autres coques inversées que sont les toits d'églises; Dans ce cas, outre leur esthétique qui indique si bien leur origine, leur acoustique souvent incomparable, la signe encore plus.

Et de en plus leur travail prend une autre noble dimension: reconstruire complètement et à l'identique des bateaux de légende, dont le cotre corsaire "Le Renard" de Surcouf et la frégate de La Fayette, "L' Hermione", sont les exemples les plus connus.

19 octobre 2005

Que la lumière soit et la lumière fuse


S'il est une activité qui fait une magnifique transition entre le patrimoine historique par nature et les métiers d'art actuels, c'est bien le vitrail;
J'emprunte à Jean Mône, sur le site de la Chambre Syndicale Nationale du Vitrail, la définition de ce devoir: "
La restauration (...) mène à un (...) respect. Tout d'abord, celui de l'histoire. Alors que nous ne sommes que de passage dans ce monde les vitraux que nous entretenons sont autant de preuves, de témoignages et le symbole d'un passé devant lequel nous devons nous montrer humbles et respectueux. Nous devons passer du mieux possible ces morceaux retraçant notre histoire et notre culture aux générations futures. Car sans passé, il n'y a pas d'avenir".

Mais l'art du Maître Verrier ainsi défini par Jean Taralon comme
celui "de capter la lumière pour l'organiser en un jeu de couleurs et de lignes à travers le réseau des verres et des plombs” s'applique aussi au contemporain.
Le blason de la ville de Morlaix ci-contre, réalisé par Charles ROBERT, en est un bel exemple.
Les moyens de diffusion et les procédés techniques actuels permettent au verre en général, aux vitraux en particulier de se démocratiser peu à peu et de devenir à la fois un matériau indispensable et un élément de décoration avéré.
Et pour ceux qui veulent en savoir beaucoup plus sur l'histoire et les techniques des Maîtres Verriers, je les incite à lire l'article de Eve Luszpinski "Le Vitrail" sur le site de la Chambre Nationale.



18 octobre 2005

Si Versailles m'était montré


La formule s'applique désormais parfaitement.

Comme nous le signale très justement France3 dans son excellente rubrique Culture et Loisirs/chapître Patrimoine , le Château de Versailles permet de consulter désormais en ligne plus de 1.300 oeuvres appartenant à son décor.
Ce catalogue scientifique en ligne dont l'accès est gratuit, propose les notices de ces oeuvres avec plus de 3.000 illustrations.
Equivalent à cinq volumes de 500 pages, il porte sur la totalité du décor sculpté du château, du Grand et Petit Trianon et des Ecuries.

Si vous pensiez avoir tout vu de Versailles, détrompez-vous, peu de personnes peuvent le prétendre car il y a toujours du nouveau et ce n'est pas fini...

Alors préparez votre (nouvelle) visite , et rajoutez vos jumelles à votre appareil photo.

Et si d'aventure, il vous reste du temps de libre, n'oubliez pas l'adage selon lequel l'automne est la plus belle des saisons; Appliqué au Parc de Versailles, il y prend toute sa valeur et ses couleurs.

17 octobre 2005

Versailles insolite


Qui douterait un instant de la richesse incomparable de ce que l'on appelle le Domaine de Versailles, c'est-à-dire le Château et le Parc, mais aussi la Ville avec ses quartiers typiques: Saint-Louis, Notre-Dame, Montreuil, etc. ?
D'expérience, il est réaliste de dire qu'il faut bien des années pour en faire le tour et apprécier à sa juste valeur ce patrimoine dédié "à toutes les gloires de la France", comme Louis-Philippe le fit inscrire au fronton du château.

Dans le quartier de Picardie, à l'Ouest de la ville, en face de l'Université, au carrefour vers Ville d'Avray et Vaucresson, se trouve un monument insolite pour qui ne le connait pas et que son clocheton fait souvent assimiler à une chapelle.
Il s'agit du Pavillon des Filtres dont l'histoire est inséparable de la Machine de Marly et de l'approvisionnement en eau de cette ville nouvelle qu'était déjà Versailles à l'époque des Rois, de Louis XIV à Louis XVI, tant pour sa population que pour les besoins astronomiques suscités par les Grandes Eaux.
Ce pavillon restauré depuis bientôt dix ans, n'attend plus que d'être ouvert au public un peu plus que lors des Journées du Patrimoine.

L' AS.RI.EU.PE , l'ASsociation des RIverains Etats-Unis PErshing, du nom des deux Avenues qui convergent justement à cet endroit, fait beaucoup tant pour la mise en valeur de petit joyau méconnu que pour son ouverture plus large et mérite d'être encouragée dans sa démarche de défense et de promotion des richesses du quartier, hors de toutes considérations politiques ou partisanes.

16 octobre 2005

Salut l'Artiste


Oui, salut l'artiste, même si toi tu ne veux être qu'un artisan désormais retraîté et rangé des copeaux...
Et le spectacle est terminé....
Ton antre au pied du Château d'Apremont en Vendée, près duquel tu as vécu et créé tant de pièces est aujourd'hui silencieux, sauf exception !

Cet été, quand je suis passé, la porte était ouverte, la scie ronronnait, tu étais très attentif à ton oeuvre que tu travaillais, pour toi, pour le plaisir, comme au bon vieux temps;
Tu as bien voulu nous recevoir, mon fils et moi;
Tu lui as montré et expliqué ce que ses trente ans ne peuvent lui permettre de connaitre...
Tu m'as permis de revivre un morceau d'enfance;

Ton atelier est resté pareil, tu le conserves soigneusement, pour plus tard, pour ceux qui ne connaissent pas;
C'est ça le Patrimoine.

Merci Claude.

Le Chateau d'Apremont en Vendée




Les deux magnifiques tours actuelles faisaient partie d'un château Renaissance construit dans la première moitié du XVIème siècle par Philippe CHABOT de BRION, amiral de France et ami du roi François 1er, à l'emplacement d'une partie de la forteresse médiévale.
La partie centrale du château fut démolie en 1733.

Aujourd'hui propriété de la commune qui en organise la visite, il est classé "Monument historique".

Sur le dessin de Jehan Baptiste LE FLORENTIN, on y aperçoit clairement la voute cavalière qui monte des "bas-jardins" vers la tour Ouest sous la terrasse.

Cette dernière et son mur de protection construits sur un éperon rocheux hétérogène, ont été entièrement restaurés il y a une dizaine d'année sous la houlette des Architectes des Bâtiments de France lors d'un chantier long et mémorable pour rendre aux lieux leur aspect d'origine.

En ce moment, c'est le mur d'enceinte est qui est en cours de réfection, là encore au plus près de l'historique.Dans les années futures, ce sont les tours elles-mêmes qui feront l'objet d'une réhabilitation...

Mais ceci est une autre (grosse) histoire à venir.





15 octobre 2005

Patrimoine n.m. (du latin patrimonium,"Héritage du père")


Le Patrimoine de Pays a son blog....
Il faut un début à tout.

Tombé il y a bien longtemps dans ce que certains appellent les vieilleries, je rêvais de faire d'une passion un passe-temps sinon un métier et celà se concrétise peu à peu.

Après avoir d'abord rencontré l'une de ses natives, j'ai été adopté par la population d'Apremont en Vendée, nichée autour des vestiges du château de Phillippe CHABOT de BRION, et sur les bords de la rivière La Vie, au nom si expressif.

Vous ne connaissez pas Apremont ? C'est fort dommage....
Situé sur ce que l'on appelle le rétro-littoral à quinze kilomètres de St Gilles-Croix de Vie, c'est un havre de verdure proche de la grande bleue.
Son chateau possède une voute cavalière permettant l'accès à sa terrase depuis la rive de la rivière, une rampe prévue pour les chevaux comme son nom l'indique, une particularité seulement partagée avec le chateau d'Amboise.

En période plus contemporaine, en 1960, Apremont a servi de cadre au film de Gilles Grangier "Les Vieux de la Vieille", j'ai nommé Jean Gabin, Pierre Fresnay et Noël-Noël.

Aujourd'hui, Apremont, fort de son gros millier d'habitants en hiver, voit passer beaucoup plus de monde en été, avec des voitures au volant à droite, souvent... et à la recherche de vieilles pierres à acheter et restaurer, parfois;
Mais ceci est une autre histoire dont nous reparlerons plus tard, tant il y a des choses à voir et dire concernant ce patrimoine qui nous entoure;